Philippe Baillet ou l’homme qui vieillit mal

Philippe Baillet n’est pas content. Pensez-vous! Il s’était abonné à https://reflechiretagir.com/ , leur avait même offert une cotisation de soutien, et pour la sortie en Mai 2016 de son « L’Autre Tiers-mondisme des origines à l’islamisme radical« , ils ne se sont fendus que de neuf lignes de compte-rendu! « C’était évidemment plus insultant et plus injuste » grommelle t-il p 131 dans son dernier livre « De la confrérie des Bons Aryens à la nef des fous – Pour dire adieu à la droite radicale française« , « derrière un vocabulaire de fausse louange, qu’un silence total ». Et c’est comme ça sur 17 pages, où il détruit avec d’autant plus de rage qu’il a encensé – car dans ce précédent livre il avait qualifié « Réfléchir & Agir » d’« excellent, insolent et irrespectueux magazine » (page 450, note36) !!!

17 pages (130 à 146) de fureur clapotante et d’acharnement fibrillant, mais critique au moins référencée, ce qui est logique puisqu’il annonçait p 106 qu’il allait « évoquer quelques-uns de ses courants » [la droite radicale française](…)sur la base d’une documentation soigneusement vérifiée ». Or on cherchera en vain la moindre preuve, le moindre lien, dans les 3 pages consacrées – ou plutôt massacrées – à la Sororité Aryenne. On y apprend page 126 qu’elle est « le joujou excentrique et kitchissime d’un érotomane de province qui s’ennuie », donc que les Soeurs n’existent pas, tout en reconnaissant en page 127 la « petite bande de « gynarques » qui piétinent, au sens littéral, leurs amants sur de nombreuses photos mises en ligne ». Comment photographier ce qui n’existe pas, Philippe Baillet ne le précise pas, mais il est vrai que pour un surnaturaliste tout est possible.

Ce qui est consternant, c’est qu’il reprend les mêmes arguments que les détracteurs des Soeurs Aryennes à l’époque de Boulevard Hitler, c’est-à-dire il y a 5 ans : elles n’existent pas, elles volent leurs textes, etc… même leurs pires ennemis ont cessé de prétendre que les écrits des Soeurs étaient nuls quand ils se sont aperçus qu’ils se rendaient ridicules avec ce genre d’affirmation, mais Philippe Baillet proclame leurs « propos aussi extrême dans sa forme que prétentieusement vide dans le fond », rendant évident qu’il n’a pas lu plus loin que le manifeste de première page d’https://aryansisterhood.wordpress.com

Parce que s’il l’avait fait, il ne se lamenterait pas en d’autres pages que sa « Droite » manque de culture et que son historiographie soit faible, car il aurait lu (entre autres) les pépites que sont https://aryansisterhood.wordpress.com/2013/07/24/lart-musical-aryen/ , https://aryansisterhood.wordpress.com/2015/03/04/le-massacre-de-verden-782-vu-sous-langle-de-la-race/ et https://aryansisterhood.wordpress.com/2015/02/02/la-revolution-francaise-vue-sous-langle-de-la-race/

La vérité, en ce qui concerne Philippe Baillet, est la suivante: il déplore que le livre soit en berne et internet en hausse comparative – et il n’a pas entièrement tort – mais incapable et maîtriser l’outil informatique submergé par la rancoeur, il s’en prend à ceux qui réussissent sur le Web – et ça, c’est plus que mesquin: c’est, de la part d’un écrivain de ce niveau, douloureusement décevant. Et l’âge n’explique pas la chose : après tout, j’ai un an de plus que lui, et voyez comme je suis de bonne humeur et toujours au goût du jour, toujours en prise avec la réalité! Est-ce que je me plains, moi, qui ni Alain Guionnet ni moi ne soyons mentionné dans l’index de son dernier livre, alors que Carole Ravereaud y est, elle? (p 190)

Mais en page 180 le grincheux bonhomme passe aux aveux en écrivant « Â l’âge que j’ai, 67 ans, on a laissé toutes ses illusions derrière soi, ou bien c’est que l’on est passé à côté de soi-même et de sa propre vie » En clair: si au mien – 68 – je ne suis pas un dégoûté-de-la-vie comme lui, c’est que je n’y ai rien compris; et comme il a bien conscience que son activisme est décidément derrière lui et de manière irrattrapable, ne lui reste plus qu’à essayer de décourager les plus jeunes dont il est gérontement et acariâtrement jaloux.

Evidemment, il va maintenant aller au plus simple et prétendre que l’« érotomane provincial » n’est autre que l’auteur de ces lignes. Ce n’est pourtant pas moi qui se cachait, il fut un temps, derrière le pseudonyme de Corinne Lemaire – n’est-ce pas, Philippe-nous-la-Baille-Belle? Ou alors, n’avez-vous pu pardonner à la Soeur Ibère d’avoir démonté votre maître à penser dans https://princessewisigothe.wordpress.com/2015/01/31/contre-la-superstition-surnaturaliste/ ?